FILIRA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entrer dans un voyage mental ouvert sur une réalité/fiction qui se retrouve dans une intemporalité dichotomique. Où est la vérité? Est-elle celle que l’on attend? L’effondrement des souvenirs. Etre dans un rythme, dans le rythme de la  vie, ne pas tout dire, laisser faire, laisser croire et permettre de voir.

 

Plusieurs couches de passés, de plans, de stratégies. Comment retrouver le passé? Comment le lire?

 

La vérité serait-elle dans la fiction?

 

Et le présent alors?

 

Pourquoi l'histoire se répète-elle encore et encore? 

Une conquête du temps passé à travers une errance dans le présent. Rattrapé par une réalité cuisante et immédiate qui nous frappe de plein fouet.

Mon père est enfant de réfugié grec. Mon père est un enfant d’ouvrier immigrant. Ne pas apprendre la langue d’origine à leurs enfants était monnaie courante. Ne pas montrer. Ne pas dire. Se conformer à cette terre et à ses coutumes. L’enfant deviendra Suisse. Seul objectif : oublier. Oublier la douleur du passé et la langue dans laquelle cette souffrance trouvait ses mots. La terre lointaine se transforme en mythe. Essayer de mettre en relation le départ de la terre natale et l’arrivée en terre nouvelle puis faire le chemin inverse. Une sorte de quête archéologique se met en route au fur et à mesure du projet. Une dynamique entre la vérité des objets et la vérité des histoires orales. La tangibilité des artefacts, des documents et les mythes qui ont permis de construire et de réparer un passé écorché. Une réhabilitation de souvenirs figés d’un garçon se trouvant dans le corps d’un homme d’âge mûr. Deux personnes se superposent.

 

Une histoire d’une famille d' immigré post deuxième guerre mondiale. Une histoire de croisement entre la nostalgie et le futur. Dans cette montée du fascisme ambiant en Europe, une réaffirmation du multi- identitaire. Mais là où commence le voyage vers cette ville colorée, la pâle réalité du manque d’informations matérielles se fait sentir. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La notion de tourisme est aussi un élément incontournable de la Grèce du XXI ème siècle. Créant une véritable dichotomie entre le sujet et l’objet. Elle fait également partie de ce concept contemporain du voyage et de la découverte.

 

On découvre le pays sous le prisme de banal touriste. Une stratégie de résistance au temps? Ce regard pittoresque fait ressortir cette naïveté de l’individu face à la grandeur de l’histoire. La blancheur du mythe grec se frotte au contemporain d’une Grèce mutlicolor sous l’onde de choc d’une nouvelle ère politico-économique. Prendre un rythme fidèle, un rythme de temps de vie. Tantôt lent tantôt précipité, laisser cette nécessité temporel pour laisser toute la place à cette vérité narrative. Faire confiance à la fiction pour nous donner un nouvel éclairage sur cette exactitude approximative. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prologue, 1'51''. PART OF FILIRA videos installation. 2014.

Comeback, 1'55''. PART OF FILIRA videos installation. 2014.

 Nostalgia derives from the Greek words nos (returning home) and algia (pain), referring to a longing for the loss of the familiar. The word was coined in 17th century Switzerland to describe a disease, also known as the Swiss illness.

My father is the child of a Greek refugee and immigrant worker in post-World War II Switzerland. The distant land of Greece has become a myth over time. 

Starting from this banal story, a contemporary archaeological quest takes place in the ongoing present, between my father and I. A dynamic relationship between tangible truths and oral histories. A complex web where conscious legacy and unconscious memory are melted. A twisted nostalgia ghost living inside a mature man. My family status changes but another family takes its place on this immigration game. During the current rise of fascism in modern-day Europe, a reaffirmation of the multicultural identity is necessary.

I started this quest with my father, but I would like to continue it alone. I want to search for new perspectives in this reality/fiction binary and go away from these heavy legacies by involving locals and enter into a dialogue about their collective memories, and furthermore how they would like to re-invent them. Engaging in a quasi-anthropological approach in a country filled with myths. Exaggeration engaging with props, music, and tourism cliché data that I may find on the internet. I will adopt a tourist attitude in keeping its etymology in mind; tourism coming from the ancient greek tornos instrument to drawing a circle combine with the suffixe –ist suggest the action of moving in a circle.

With which I will attempt to heal my Swiss illness in a playful way by overlapping tourism concept and immigration legacies with the helps of the locals.

 

 

 

 

 

 

 

  

I wish I could , 4'17''. PART OF FILIRA videos installation. 2014.

A journey's cab, 3'33''. PART OF FILIRA videos installation. 2014.

Le lien entre la douleur et le désir de revenir au pays est imprécis – il s’agit d’un algos défini par son soulagement, le retour au pays natal, plutôt que par sa source même. L’éloignement déchirant de la patrie qui caractérise le Heimweih et la maladie du pays correspond mieux au terme de pothopatridalgia qu’il avait lui-même proposé. Mais le caractère imprécis du mot nostalgie ouvrira un champ plus vaste de cas et d’anecdotes aux médecins, aux philosophes et aux poètes qui s’intéresseront plus tard à cette maladie, quel qu’ait pu être son nom. 

Theodor Zwinger, « Dissertatio medica tertia de pothopatridalgia » dans Fasciculus dissertationum medicarum selectarum, Bâle, Koenig, 1710. Ce texte reprend en partie celui de Hofer. Hofer pour sa part remarque que si son public préférait les termes nostomania ou philopatridomania, il l’approuverait entièrement (§2).

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THIS IS φιλιρα,  AKA Going where we come from.